Figuig, Maroc Oriental

 

La culture pour sauver l'agriculture est le pari osé que fait une oasis marocaine pour assurer sa survie.

Malmené par des cycles de sécheresse depuis les années 70, par les hommes partis chercher du travail au loin, la somptueuse oasis des temps anciens traversée par Léon l'Africain a failli n'être plus que l'ombre d'elle-même : jardin déserté, maisons de terre tombant en poussière...

Mentalité oasienne oblige, les Figuiguis déploient des trésors d'ingéniosité pour s'adapter à la "modernité" en pariant sur la culture et le tourisme doux : coopération internationale pour améliorer les techniques agricoles, restaurer le patrimoine bâti, création d'un festival international des oasis, conversions de maisons traditionnelles en maisons d'hôte, développement d'un artisanat local de qualité...

À Figuig, une mutation profonde est en cours. Mais elle se fait en douceur en accord et avec la participation de la population locale, femmes et hommes confondus. En soit déjà une révolution.

 

Travail soutenu par l'Institut français d'Oujda et l'agence de développement de l'Oriental